Les expériences thématiques françaises en mathématiques et en médecine
- Le catalogage partagé de dépouillement de revues françaises
Bibliothèque Municipale et Interuniversitaire de Clermont-Ferrand -

Marie-Louise Buffet,
BMIU, Clermont-Ferrand
M-Louise.BUFFET@u-clermont1.fr




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Site de référence : http://cicsun.univ-bpclermont.fr/bmiu/

Nous nous étions rendu compte, en 1970, déjà, que rien ne répondait aux demandes immédiates des lecteurs de base, le lecteur de base étant l'étudiant qui commence à aller au chevet d'un malade et a besoin de trouver une information immédiate et en français dans sa bibliothèque. Nous avons donc créé une bibliographie de niveau généralisé et généraliste de langue française et immédiatement assimilable.

Dés 1970, nous avons créé des outils traditionnels avec papier, gommes, petites fiches, intercalaires, que toutes les bibliothèques de médecine et de pharmacie sans exception ont connu cette époque. Donc nous avons créé des fichiers pour la médecine, et pour la pharmacie puis la psychiatrie. Nous nous sommes rendu compte très vite que ces bases de données papier répondaient aux besoins des utilisateurs.

Il y a aujourd'hui trente titres de médecine générale qui sont dépouillés au quotidien. En pharmacie, il y a environ vingt titres, et pour la psychiatrie également vingt titres. Mais nous nous sommes rendu compte qu'il était nécessaire d'élargir notre dépouillement à quelques titres spécialisés , scientifiques. En médecine par exemple, le périodique MS, qui n'est pas un périodique de médecine générale, est indispensable pour l'étudiant.

En 1976, nous avons fait une enquête pour savoir qui utilisait ce type de base de données sur papier. Il y avait l'étudiant hospitalier , tous les candidats à l'internat, les internes et les enseignants. Quand nous avons demandé aux enseignants pourquoi ils utilisaient ces documents dont ils nous parlaient avec tellement de mépris, ils trouvaient quand même qu'ils étaient très pratiques pour introduire un cours, pour commencer un état de l'art auquel ils ne connaissaient rien, avant de se lancer dans une recherche documentaire beaucoup plus spécialisée sur les bases de données.

Nous avons également à répondre à toutes les questions du personnel paramédical, sages-femmes, élèves de l'école d'infirmières et de l'école de cadres infirmiers, et des médecins généralistes de ville qui ont désormais une obligation de formation continue. Cette formation de l'utilisateur termine toujours par une approche de la lecture critique. Qu'est-ce que la lecture critique d'un écran ? Qu'est-ce que la lecture critique d'une liste bibliographique ? Qu'est-ce que la lecture critique d'un article de périodique ?

J'ai voulu faire une comparaison entre notre dépouillement d'articles français et les bases de données. Pascal dépouille environ 12 % des périodiques français sur l'ensemble de son fonds ,mais quand je reçois un périodique le jour-même, au plus tard, trois jours après, il est dans ma base de données. Vous attendiez quatre à cinq mois pour le trouver dans Pascal, avec la base articles@Inist le délai est très bref une semaine, mais vous avez une indexation sur titre et non extraction des informations du document ; le délai pour le retrouver dans Medline était plus long, avec la mise à disposition de PUBMED ce délai a sérieusement raccourci . Mise à part la rapidité de signalement qu'on ne trouve pas dans les bases de données, les 4/5 des titres français des bibliographies dans des périodiques de médecine générale que nous dépouillons sont ignorés des bases de données. Quand La Gazette médicale existait encore, vous ne la trouviez pas ou vous la trouviez avec dix-huit mois de retard dans Pascal. Impact Médecin n'est pas disponible dans les bases de données, bien que très consulté par les étudiants.

Notre base a été informatisée. Il faut savoir qu'à une époque, il y a eu un essai d'échange de fiches entre bibliothèques qui a été abandonné parce que les fichiers étaient trop lourds à gérer : reprographie de fiches, envoi, intercalation .Depuis un an, nous faisons un échange - partage via internet et les fichiers attachés du courrier électronique avec la bibliothèque universitaire de Caen Médecine. Elle a pris en charge un certain nombre de titres, nous prenons en charge les autres, et nous échangeons. C'est rapide et répond à nos besoins.

Notre base est sur notre réseau interne de la bibliothèque, sur lequel se trouve également le réseau de CD-Rom. Elle contient trente mille références pour la médecine, huit mille pour la pharmacie et cinq mille pour la psychiatrie. En six mois il y a eu 1 130 interrogations Medline, soit 330 heures de consultation. Il y a eu aussi 1 096 consultations des revues françaises soit 195 heures de consultation.

A Caen la base est abritée sur le réseau de l'université. Cela demande à la réception de nos fichiers un petit travail informatique d'importation de fiches avec mises à jour des index. Ce type de travail devrait être un travail coopératif en partage ; nous avons un exemple de dépouillement partagé connu par le CD-Rom : CDRAP dépouillement collectif qui regroupe 34 bibliothèques dont plusieurs BU.

L'idéal serait un travail partagé en temps réel sur le Web ; grâce à Hervé Le Crosnier un test sur 1500 fiches avait été fait en utilisant le logiciel libre PERL, et permettait une grille de consultation ou de travail en ligne. Déjà si nous échangions nos fichiers cela débuterait un vrai travail coopératif de mise en valeur de nos fonds.

Car un des atouts de ce dépouillement est :

J'aimerais dire bibliothèques de médecine unissons nous pour travailler ; le web nous offre cette opportunité, même si nous n'avons pas de serveur pour nous héberger.


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Dernière mise à jour : 15 janvier 1999
Contacts : Marie-Louise Buffet